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Jets de pierres, cocktail molotov et voiture d'une prof incendié au collège Henri Sellier

Le collège Henri-Sellier pris pour cible

henri sellier suresnes college
Reportage INA sur la violence au collège Henri Sellier (1997)

OFFICIELLEMENT, il ne se passe rien au collège Henri-Sellier. Une chape de silence pèse sur les récentes violences qui ont touché l'établissement.

Mardi, vers 16 heures, la voiture d'une enseignante a été incendiée à proximité du collège. Dans la soirée de jeudi dernier, des pierres et des engins incendiaires ­ peut-être des bouteilles remplies d'essence ­ avaient été lancées sur la façade.

Les auteurs de ces faits n'ont pas été identifiés. Hier, personne ne souhaitait commenter ces événements peu banals. Sauf les élèves.

Au coeur d'un quartier « sensible » 

Selon eux, c'est la voiture d'une professeur de maths qui a été visée avant-hier.
Explication d'un ado, à prendre avec des pincettes : « C'est suite à des rapports contre des élèves. ».

« Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de jeunes de l'établissement. De surcroît, la prof en question est plutôt sympa », rétorque un parent d'élève.

Une autre source indique qu'il s'agit d'un « pur hasard » et que le véhicule, immatriculé en province, n'avait pas été identifié comme étant celui d'un membre de l'établissement. Le collège Henri-Sellier est en effet au cœur de la Cité-Jardins, secteur « sensible » de Suresnes.

Et il n'est pas rare que les établissements scolaires fassent les frais des difficultés environnantes. « Il y a parfois des débordements après des interpellations dans le secteur », précise un magistrat.

Henri-Sellier n'est pas classé en zone d'éducation prioritaire. Mais il pourrait le devenir l'année prochaine. L'établissement compte 450 élèves.

Et s'il a fait parler de lui récemment, c'est pour vanter les mérites de ses classes spécialisées dans l'enseignement musical ; 150 jeunes en bénéficient depuis 1997, contribuant à la formation du choeur d'enfants de l'Opéra de Paris. « C'est un établissement plutôt difficile, indique un responsable syndical. Mais de gros efforts ont été entrepris pour l'améliorer. »

(source 27 avril 2000)

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