Accéder au contenu principal

Un dabiste braqué, avec ses clés les malfaiteurs repartent avec 178 000€ à la Bred

Le braquage avait rapporté 175 000 €

CES SEPT HOMMES ne sont pas des enfants de chœur, leurs casiers judiciaires l'attestent et ils semblent en convenir. Mais hier, au premier jour de leur procès pour le braquage d'un dabiste accompagné du vol de 175 000 € raflés à la Bred en décembre 2005, les carapaces se sont fissurées.

On en a appris un peu plus sur Zakari, Amine, Sophien, Nabil, détenus tous les quatre, ainsi que Christophe, Jérémy et un second Christophe, jugés libres après plusieurs mois de détention provisoire. Vingt-huit ans, incarcéré dès l'âge de 15 ans pour viol, Zac, comme l'appellent ses comparses, croise les bras quand la présidente l'interroge. Ce n'est qu'une apparence. « Ouais, je sais que c'était grave l'affaire (NDLR : de viol) . Je le sais maintenant. » Le ton paraît sincère. Quand ses parents s'approchent de la barre des témoins, Zakari réprime discrètement l'émotion. Les récits des vies bancales des accusés s'enchaînent toute la journée. Placements en foyer, scolarités ratées... chacun a livré un peu de son histoire. Sauf Amine qui ne répond que par hochements de tête.

Le 26 décembre 2005, Sébastien, salarié de Securitas, a sans doute eu la peur de sa vie. Vers 17 heures, il remonte dans sa voiture de service après une intervention à la Bred de Puteaux. C'est aussi lui qui alimente les distributeurs automatiques de billets.

Trois hommes casqués, gantés lui tombent dessus, arme au poing, le frappent et lui dérobent les clés permettant l'accès aux sas des distributeurs. Puis ses agresseurs le forcent à s'agenouiller et lui recouvrent la tête avec un vêtement. Ils abandonneront leur victime avant de déguerpir. Avec les clés du dabiste, les braqueurs ont dérobé 175 000 € à la Bred de Suresnes.


Les autres membres de l'équipe se seraient chargés de surveiller les lieux et de protéger la fuite du trio. L'enquête avait aussi mis au jour d'autres projets d'agressions de dabistes. Suite du procès aujourd'hui.

(source 26 décembre 2005)

Autre article sur cette affaire:
Les livreurs de pizzas agressaient les convoyeurs

(Parmi les 11 membres de cette équipe spécialisé dans le braquage de dabiste, le noyau dur est issu de la cité Pablo Picasso de Nanterre, mais ont trouve aussi  des suresnois)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Une dizaine de jeunes armés de marteaux, battes de Baseball et fusil à pompe

Violente agression au marteau Deux hommes ont été la cible d'une bande très violente dimanche à Suresnes.  Alors qu'ils sortaient du stade, ces deux personnes ont vu débarquer une dizaine de jeunes hommes face à eux. Des agresseurs armés de battes de base-ball et marteaux. L'un d'eux aurait aussi brandi un fusil à pompe. Sans que l'on sache encore pour quelles raisons, les victimes ont été attaquées. L'une d'elles a été sérieusement blessée par les coups de marteau.  ( source 19 mai 2009)

Les groupes HLM de Suresnes

Le bas de Suresnes (centre ville, république, Carnot-Gambetta) - Les cités unies (ou la cité unie):  304 logements. Plus hautes constructions de la ville (environs 50 mètres, 12 étages). Ont été rénovées en 2011. Pour voir les photos de la cité avant ces travaux: ici . - Le quadrant: Environs 200 logements.  Construit dans les années 80. Les cités unies et le quadrant -  La cité de l'europe:  256 logements. Construite en 1975.  La cité de l’Europe -  Carnot-Gambetta (Les Rosselins): 171 logements . Carnot-Gambetta -  G ardenat la postole :  88 logements . (Le long du tramway) - Les Moulineaux: 90 logements. (rue Georges Appay) - Rouget de l'Isle. 2.      Quartier Liberté - Les Chênes  :  430 logements . Les Chênes - Très Bourgeois:  223 logements. Les Très Bourgeois - Danton : 128 logements. Danton-Bardin - Fecherey 3. ...

Interpellations dans les milieux islamistes, deux suresnois arrêtés

Quatre interpellations dans la mouvance islamiste Quatre personnes suspectées d'appartenir à la mouvance islamiste ont été interpellées en région parisienne, mardi 25 septembre à l'aube, par des policiers de la brigade criminelle et de la brigade de recherche et d'intervention (BRI), dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte, lundi 24 septembre, par le parquet de Paris. Appartenant à une association identifiée comme proche des mouvements fondamentalistes, les quatre personnes, dont deux étaient déjà connues des services de police pour des affaires de droit commun, ont été placées en garde à vue. Un renseignement judiciaire, dénonçant l'existence d'un éventuel dépôt d'armes de guerre, est à l'origine de ces interpellations. Deux des quatre personnes ont été arrêtées à Suresnes (Hauts-de-Seine), les deux autres à Paris et à Gonesse (Val-d'Oise). Des perquisitions étaient en cours en début de matinée au domicile des personnes interp...