Une vérité série noire.
Après la prise d'otage d'un dabiste, chargé de la maintenance et de l'approvisionnement des distributeurs de billets (DAB), lundi à Courbevoie, une seconde équipe de braqueurs a frappéà nouveau, hier matin, à Rueil-Malmaison cette fois.
Il était 8 h 30, lorsque trois hommes encagoulés et armés ont surpris un technicien de la société 4 Falk qui s'apprêtait à entrer dans une agence de la Société générale, rue Gallieni. Pris en otage par ses agresseurs et menacé, le dabiste a été contraint d'ouvrir le coffre dans lequel ses ravisseurs ont prélevé 20 000 avant de prendre la fuite, abandonnant l'employé dans le sas. La veille, à Courbevoie, un technicien appartenant à la même société, a été pris en otage devant une agence de la Bred par un commando de quatre hommes armés, le visage dissimulé derrière une cagoule.
Prise d'otage
Après avoir vidé les distributeurs, le gang a conduit l'employé dans une seconde banque de la même enseigne, à Suresnes, cette fois, puis à La Défense, dans une agence du centre commercial des Quatre-Temps où les braqueurs ont finalement décidé d'abandonner leur butin, puis leur otage, dans l'un des parkings souterrains du quartier d'affaires, emportant tout de même quelque 200 000 raflésdans les DAB de Courbevoie et de Suresnes.
La police judiciaire des Hauts-de-Seine est saisie des trois affaires. En pleine explosion dans le département depuis quelques mois, les braquages de dabistes se déroulent invariablement selon le même scénario et rapportent des sommes considérables à leurs auteurs, qui parviennent dans la très grande majorité des cas à s'évanouir dans la nature.
A une exception près : à Colombes, au mois d'octobre dernier, une équipe de braqueurs de dabistes
avait été surprise en flagrant délit par une patrouille de la brigade anticriminalité et interpellée.
(source 19 janvier)
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