Le cambrioleur avait glissé du toit
Tribunal
ATIF PORTAIT un bonnet péruvien ou inca lors du cambriolage qu'il a commis le 30 octobre dernier à Suresnes. Un de ses complices avait également choisi ce couvre-chef à la mode, tandis qu'un troisième larron avait opté pour la cagoule, plus conventionnelle.
Ce trio de monte-en-l'air peu discrets a été condamné hier par le tribunal correctionnel : trois mois fermes pour Atif, un an pour ses deux complices, qui n'ont pas fait l'effort de se présenter devant les juges.
Les trois jeunes gens, âgés de 20 ans, ont été repérés par les policiers alors qu'ils déambulaient sur les toits d'un petit immeuble de société vers 5 heures du matin. Poursuivis par les gardiens de la paix, deux d'entre eux sont interpellés sans encombre. Quant à Atif, il tombe du toit dans sa fuite, et atterrit deux mètres plus bas, avant d'être intercepté par les policiers. « Jouer les Arsène Lupin de banlieue, c'est dangereux, commente, paternel, le président du tribunal. Vous auriez pu vous faire très mal. »
Plusieur sociétés « visitées »
Dans le petit immeuble, les policiers relèveront les traces de multiples effractions.
Barreaux de fenêtre sciés, porte cassée à la masse les cambrioleurs ont eu le temps de visiter les locaux de trois ou quatre sociétés. Atif, lui, nie toute participation : « On a vu des gens sortir de cet immeuble en pleine nuit. On est allé voir ce qui s'était passé », soutient-il.
Quant au bonnet inca, « c'est parce qu'il faisait froid », explique-t-il. Sans convaincre le président du tribunal, qui riposte sans rire : « C'était le week-end de la Toussaint. Une douceur exceptionnelle pour la saison. Tout le monde s'en souvient. »
(source 30 novembre 2001)
Commentaires
Enregistrer un commentaire