France: les sous-marins du FIS
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Sous ses dehors angéliques, le projet des «sympathisants» du FIS est, en effet, de récupérer, au nom du Coran, la révolte des nombreux laissés-pour-compte de la deuxième génération maghrébine. De les réislamiser, ensuite; de les encadrer, enfin.
Modèle de ce type d'opération, le groupe des «chasseurs de dealers», créé en octobre 1990 par Moussa Kraouche pour s'opposer, de façon musclée, aux vendeurs de drogue dans le périmètre Nanterre-Gennevilliers-Asnières-Suresnes (Hauts-de-Seine). Noyau de ce groupe, caractéristique des formations activistes: deux Algériens, deux Marocains et trois Français de la deuxième génération. Efficaces: bars «malsains» attaqués, toxicos et dealers roués de coups... Résultat: à Nanterre, du Chemin-de-l'Isle aux Fontenelles, de la cité des Marguerites au Jardin-de-Suresnes, les «vengeurs» de Kraouche font, désormais, la loi. Dans tous les secteurs. La forme physique: ils contrôlent un club de boxe thaïe, l'Association suresnoise d'arts martiaux. L'idéologie: diffusion discrète, selon les policiers, du bulletin clandestin du FIS.
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(source)
« Les élus ont commis une erreur fondamentale dans les
années 90. Ils ont donné les clés du quartier aux islamistes contre l'abandon
des incendies de voiture », regrette la secrétaire d'Etat au Développement
durable, Tokia Saïfi. L'achat de la paix sociale, parfois avec le soutien du
Fonds d'action sociale, produit vite ses effets pervers. En 1989, à Suresnes,
un ancien champion de boxe thaï anime l'Association suresnoise d'arts martiaux
(ASAM). Ce battant est débordé par les « grands frères », qui
transforment la salle d'entrainement en lieu de prosélytisme. «
L'attitude des pouvoirs publics, les élus locaux essentiellement, peut sembler
discutable. L'ASAM a vécu grâce à l'argent public sans pour autant faire l'objet
d'un contrôle plus ou moins poussé. »
(Les Islamistes sont déjà là: Enquête sur une guerre secrète De Christophe Deloire, Christophe Dubois)
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