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La tête d'un réseau de prostitution de mineurs arrêté à Suresnes

A 19 ans, il prostituait des mineures


C'est une affaire particulièrement glauque que viennent d'élucider les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire parisienne. Cinq hommes, soupçonnés d'avoir mis sur pied un important réseau de proxénétisme impliquant des mineures, ont été interpellés le 5 juillet à Clamart, Paris, Noisiel (Seine-et-Marne) et Bruxelles en Belgique. Placés en garde à vue, tous ont nié les faits reprochés. Mis en examen pour proxénétisme aggravé, ils dorment depuis en prison.

Des petites annonces sur les réseaux sociaux


Les policiers de la BPM ont été mis sur la piste de ce réseau après avoir été destinataires d'une information relatant l'asservissement de deux mineures, contraintes de faire commerce de leurs corps au sein de ce réseau. Ces dernières, âgées de 17 ans et en situation de rupture familiale, étaient tombées sous la coupe d'un jeune proxénète présumé, âgé de 19 ans, de nationalité ivoirienne et originaire de Suresnes. Il est soupçonné d'avoir mis en place un réseau structuré de proxénétisme, épaulé par des complices. « Ce principal protagoniste et ses complices sont suspectés d'avoir publié diverses petites annonces sur les réseaux sociaux pour recruter des jeunes filles, confie une source proche de l'affaire. Ils sollicitaient également leurs connaissances pour attirer dans leurs filets de nouvelles proies. Ils assuraient ensuite toute la logistique allant de la prise de rendez-vous avec les clients, à la location de chambres d'hôtel, en passant par le transport des prostituées sur les lieux de prostitution, jusqu'à assurer leur sécurité au cours des passes... »

Ainsi, près d'une dizaine de jeunes filles mineures, livrées à la prostitution régulière ou occasionnelle, ont été identifiées comme étant en lien avec ce réseau. « Des petites annonces vantant les prestations sexuelles de ces mineures étaient mises en ligne sur des sites Internet tels que Vivastreet ou bien encore Sexymodel, poursuit la même source. Au fil des investigations, il est apparu que la tête présumée de ce réseau avait pour ambition d'étendre ses activités jusqu'à Bruxelles. »

(source 14 juillet 2016)

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