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Un trafiquant de Suresnes arrêté après un Go Fast près de Toulouse avec 800kg de résine

Un trafiquant de Suresnes arrêté avec 800 kg de résine

Le jeune homme de 24 ans et son complice de Seine-Saint-Denis ont été arrêtés lundi, près de Toulouse, avec 26 « valises marocaines » dans leur coffre.

Les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine le pistaient depuis des semaines. Lui, ce jeune homme de 24 ans établi à Suresnes, et son complice, 32 ans, de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Tous deux ont été arrêtés lundi, près de Toulouse (Haute-Garonne), alors qu’ils remontaient, en go fast, quelque 800 kilos de résine de cannabis destinés au marché francilien.

Au début de l’été, un tuyau branche les enquêteurs sur les deux garçons. Des jours et des semaines, ils les surveillent, épient leurs conversations téléphoniques et déplacements. A l’évidence, le duo organise des transports de shit du Maroc via l’Espagne. Le week-end dernier, les enquêteurs captent qu’une remontée de marchandise est imminente. Pour intercepter les dealeurs le plus tôt possible après qu’ils auront passé la frontière, une équipe de la PJ 92 rejoint le sud-ouest durant le week-end. Avec l’aide de leurs collègues locaux et de la Brigade de recherche et d’intervention de Toulouse, ils scrutent l’autoroute et attendent leurs cibles au péage de Muret.

Au petit matin, la camionnette Peugeot que conduit l’aîné de l’équipe arrive au péage et tombe dans le piège policier. Dans le coffre, à peine cachés, il y avait 26 « valises marocaines » -ballots de shit emballés dans de la toile de jute- pour un poids total de 800 kilos. A la revente, les dealeurs pouvaient espérer au moins deux millions d’euros. Le convoyeur n’a pas fait le voyage seul. Son complice, qui conduisait la voiture ouvreuse, une 308, a été rattrapé et arrêté un peu après Toulouse.

En garde à vue depuis lundi au SRPJ de Toulouse, interrogés par les enquêteurs du 92, les deux hommes ne lâchent pas un mot. Ils devaient être transférés dans la soirée de jeudi à Nanterre, pour être présentés au juge d’instruction chargé de l’affaire et sans doute mis en examen et écroués dans la foulée. Les investigations vont se poursuivre pour mesurer l’ampleur du trafic et du réseau.

(source 29 septembre 2016)

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