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Des mineurs clandestins squattent une maison en l’absence du propriétaire

Suresnes : il retrouve sa maison dévastée après un squat

Suresnes, le 20 février. En rentrant de l’hôpital, Yves a découvert avec effroi que l’intérieur de sa maison avait été entièrement saccagé. 

Le propriétaire affirme que son pavillon a été occupé illégalement pendant plusieurs jours. Deux adolescents ont été interpellés.

Yves a-t-il été victime de ceux que l’on désigne comme « les gamins des rues » ? C’est en tout cas la conviction de cet habitant de Suresnes dont la maison, située au pied de la terrasse du Fécheray, a été littéralement dévastée après avoir été squattée plusieurs jours, à la fin du mois de janvier, par une bande d’adolescents. Des mineurs isolés étrangers qui refusent les hébergements d’urgence et avec qui les associations et les travailleurs sociaux peinent à nouer contact.

C’est précisément le 24 janvier, au retour d’un séjour de deux semaines à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt où il suit un traitement lourd, qu’Yves a constaté avec effroi l’occupation illégale de sa résidence principale. « Dès mon arrivée, j’ai remarqué que quelque chose clochait, glisse-t-il. Il y avait des traces de pas sur mon portillon et la lumière était allumée dans la cuisine. J’ai alors rebroussé chemin et aussitôt alerté la police… »


« J’imagine qu’ils étaient au moins trois ou quatre… »

Sur place, deux suspects seront finalement interpellés en flagrant délit, surpris alors qu’ils tentaient de quitter les lieux. Remis en liberté, ils sont convoqués le 4 avril, devant le tribunal pour enfants où ils devront répondre de « vol avec escalade dans un local d’habitation en réunion » selon le parquet de Nanterre.

« Il s’agit de mineurs isolés, de gamins originaire d’Algérie ou du Maroc qui ne parlent pas un mot de français et qui sont arrivés ici sans proches ni familles » assure Yves, convaincu que son pavillon n’est pas le seul à avoir été squatté. « Une maison a été occupée dans les mêmes conditions dans le quartier Gallieni, à Suresnes et une autre rue du Mont Valérien, à Rueil-Malmaison, lâche-t-il. C’est toute une bande qui sévit. Chez moi, seuls deux d’entre eux ont été arrêtés mais j’imagine qu’ils étaient au moins trois ou quatre à occuper la maison. »

« Pas un seul centimètre carré n’a été oublié »

Combien de temps sont-ils restés ? « Au moins quatre ou cinq jours », avance le propriétaire des lieux. Le temps de passer au peigne fin l’ensemble des pièces de la confortable habitation. De la cave au grenier. « Ils ont absolument tout retourné, se lamente Yves en jetant un œil sur deux gilets de sauvetage remontés du sous-sol pour être finalement abandonné sur le palier d’une chambre, à l’étage. A vrai dire, pas un seul centimètre carré n’a été oublié. S’il y avait eu la moindre enveloppe dans la maison avec un billet de cinq euros, ils auraient forcément mis la main dessus. »

A l’intérieur de la maison devenue inhabitable, un incroyable capharnaüm empêche toute forme d’inventaire. Les tiroirs ont été retournés, les placards vidés, les armoires pillées. « Le pire, c’est qu’au final, je n’ai pas l’impression qu’il manque grand-chose, observe Yves. Ces mômes semblent avoir agi sans véritable logique. Ils n’ont par exemple pas touché à l’argenterie… »

Lors de l’interpellation des deux suspects, leurs poches étaient en revanche pleines de vieux pin’s recouverts de peintures dorées. Des objets sans valeurs que les deux adolescents ont de toute évidence pris pour de l’or.

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