Une saisie de drogue et d'armes... inattendue
UN MILLIER de cachets d'ecstasy, cinq cents grammes de cocaïne, plus de 20 000 euros, des armes et des gilets pare-balles... Il est rare qu'une saisie d'une telle importance soit inattendue. Et pourtant, la semaine dernière, les enquêteurs de la sûreté départementale n'envisageaient pas de mettre la main sur autant d'armes et stupéfiants dans un immeuble de Suresnes.
C'est lors d'une perquisition liée à l'arrestation des braqueurs de dabistes le 13 juin que les policiers ont fait cette découverte. (Lire l'article, voir aussi: Un dabiste braqué, avec ses clés les malfaiteurs repartent avec 178 000€ à la Bred)
C'est lors d'une perquisition liée à l'arrestation des braqueurs de dabistes le 13 juin que les policiers ont fait cette découverte. (Lire l'article, voir aussi: Un dabiste braqué, avec ses clés les malfaiteurs repartent avec 178 000€ à la Bred)
Mardi dernier, avec les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles, les hommes de la sûreté départementale interviennent dans ce bâtiment du centre-ville de Suresnes. La brigade de répression du banditisme de Versailles et la sûreté départementale s'intéressent aux mêmes suspects. Pendant qu'une perquisition est menée au troisième étage, un habitant du quartier hèle des policiers, leur indiquant : « La drogue, c'est là-haut. »
Les policiers grimpent à l'étage indiqué. L'information semble fiable mais pour la vérifier, ils font venir les chiens de la brigade des stupéfiants. L'un d'eux s'arrête net devant une porte de cellier.
Mille cachets d'ecstasy
L'enquête démarre. On retrouve le nom de la propriétaire, on perquisitionne le local. Bingo ! Pas moins de mille cachets d'ecstasy, 200 g de cannabis, 500 g de cocaïne pure et 1 kg de produit servant à la couper y sont cachés.
De même qu'un pistolet de calibre 6,35, une balance de précision... D'après les témoignages recueillis dans l'immeuble, c'est visiblement un autre, Kamel Z. qui utiliserait le local.
Kamel Z., 40 ans, qui a préféré se rendre aux policiers après leur visite à son appartement. Dès mercredi, le suspect s'est présenté aux enquêteurs et s'est trouvé immédiatement placé en garde à vue.
Kamel Z., 40 ans, qui a préféré se rendre aux policiers après leur visite à son appartement. Dès mercredi, le suspect s'est présenté aux enquêteurs et s'est trouvé immédiatement placé en garde à vue.
Quant à la véritable propriétaire du cellier, celle-ci a été arrêtée dimanche dès son retour de vacances, à la descente de l'avion. La perquisition chez Kamel, qui habite avec sa mère dans l'immeuble d'en face, n'a rien donné.
Mais sur le palier, le chien anti-stups a encore marqué l'arrêt devant une porte de cellier. Et cette fois, la propriétaire était présente. L'enquête démontre rapidement qu'elle n'utilise pas elle-même ce local attenant à son logement.
Ce n'est pas non plus Kamel, mais plutôt Jean-Michel J., un proche de Kamel, qui dispose des clefs, entre et sort à sa guise. Nouvelle perquisition. Dans ce cagibi, on découvre pas moins de 20 000 euros.
Mais sur le palier, le chien anti-stups a encore marqué l'arrêt devant une porte de cellier. Et cette fois, la propriétaire était présente. L'enquête démontre rapidement qu'elle n'utilise pas elle-même ce local attenant à son logement.
Ce n'est pas non plus Kamel, mais plutôt Jean-Michel J., un proche de Kamel, qui dispose des clefs, entre et sort à sa guise. Nouvelle perquisition. Dans ce cagibi, on découvre pas moins de 20 000 euros.
Et les traces de stupéfiants n'ont pas échappé au flair des chiens de la brigade des stups.
Écroué dans une affaire d'enlèvement et séquestration, Jean-Michel devrait être entendu dans les prochains jours dans le cadre de ce trafic de drogue. Le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire. Et Kamel est mis en examen et écroué.
(source 20 juin)

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